Même si on m`appelle Dieu le Père
Celui qui est dans l`annuaire
Entre Dieulefit et Dieu vous garde
Même si je me laisse pousser la barbe
Même si toujours trop bonne pomme
Je me crève le c½ur et le pur esprit
A vouloir consoler les hommes
Je sais quand même que chaque nuit
J`entendrai dans mon
Paradis Les anges, les Saints et Lucifer
Me chanter la chanson de naguère
Celle du temps où je m`appelais Jacky
Etre une heure, une heure seulement
Etre une heure, une heure quelquefois
Etre une heure, rien qu`une heure durant
Beau, beau, beau et con à la fois
( La chanson de Jacky )
C'est trop facile d'entrer aux églises
De déverser toutes ses saletés
Face au curé qui dans la lumière grise
Ferme les yeux pour mieux nous pardonner
Tais-toi donc Grand Jacques
Que connais-tu du Bon Dieu
Un cantique une image
Tu n'en connais rien de mieux
C'est trop facile quand les guerres sont finies
D'aller gueuler que c'était la dernière
Ami bourgeois vous me faites envie
Vous ne voyez donc point vos cimetières
Tais-toi donc Grand Jacques
Et laisse-les donc crier
Laisse-les pleurer de joie
Toi qui ne fus même pas soldat
C'est trop facile quand un amour se meurt
Qu'il craque en deux parce qu'on l'a trop plié
D'aller pleurer comme les hommes pleurent
Comme si l'amour durait l'éternité
Tais-toi donc Grand Jacques
Que connais-tu de l'amour
Des yeux bleus des cheveux fous
Tu n'en connais rien du tout
(Grand Jacques )
Ne me quitte pas
Je n'vais plus pleurer
Je n'vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laiss'moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Ne me quitte pas
( Ne me quittes pas )
D`abord il y a l`aîné
Lui qui est comme un melon
Lui qui a un gros nez
Lui qui sait plus son nom
Monsieur tellement qui boit
Ou tellement qu`il a bu
Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n`en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu`on retrouve matin
Dans l`église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Et puis qui balbutie
Et qui a l`oeil qui divague
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas Monsieur
On ne pense pas on prie
Et puis, il y a l`autre
Des carottes dans les cheveux
Qu`a jamais vu un peigne
Ouest méchant comme une teigne
Même qu`il donnerait sa chemise
A des pauvres gens heureux
Qui a marié la Denise
Une fille de la ville
Enfin d`une autre ville
Et que c`est pas fini
Qui fait ses petites affaires
Avec son petit chapeau
Avec son petit manteau
Avec sa petite auto
Qu`aimerait bien avoir l`air
Mais qui n`a pas l`air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on n`a pas le sou
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne vit pas Monsieur
On ne vit pas on triche
Et puis, il y a les autres
La mère qui ne dit rien
Ou bien n`importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d`apôtre
Et dans son cadre en bois
Il y a la moustache du père
Qui est mort d`une glissade
Et qui recarde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands flchss
Et ça fait des grands flchss
Et puis il y a la toute vieille
Qu`en finit pas de vibrer
Et qu`on attend qu`elle crève
Vu que c`est elle qu`a l`oseille
Et qu`on écoute même pas
Ce que ses pauvres mains racontent
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne cause pas Monsieur
On ne cause pas on compte
Et puis et puis
Et puis il y a Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m`aime pareil
Que moi j`aime Frida
Même qu`on se dit souvent
Qu`on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu`on vivra dedans
Et qu`il fera bon y être
Et que si c`est pas sûr
C`est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas
Parce que les autres veulent pas
Les autres ils disent comme ça
Qu`elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A égorger les chats
J`ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j`ai oublié
Ou ils sentaient pas bon
Enfin ils ne veulent pas
Parfois quand on se voit
Semblant que c`est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu`elle partira
Elle dit qu`elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je la crois Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur on ne s`en va pas
On ne s`en va pas Monsieur
On ne s`en va pas
Mais il est tard Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.
( Ces Gens là )
Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien
( le plat pays )
Et toi tu pries et toi tu pleures
Au long des jours au long des ans
C`est comme si avec des fleurs
On ressoudait deux continents
L`amour est mort vive la haine
Et toi matériel déclassé
Va-t-en donc accrocher
Ta peine au musée
Des amours ratées
Comme un ivrogne je partirai
Pour aller gueuler ma chanson
Et si jamais tu l`entendais
J`en remercierais le Démon
( La haine )
Un jour le Diable vint sur terre, un jour le Diable vint sur terre
pour surveiller ses intérêts, il a tout vu le Diable, il a tout entendu
et après avoir tout vu, après avoir tout entendu, il est retourné chez
lui, là-bas.
Et là-bas on avait fait un grand banquet, à la fin du banquet, il s`est
levé le Diable, il a prononcé un discours et en substance il a dit ceci,
il a dit:
Il y a toujours un peu partout
Des feux illuminant la terre ça va
Les hommes s`amusent comme des fous
Aux dangereux jeux de la guerre ça va
Les trains déraillent avec fracas
Parce que des gars pleins d`idéal
Mettent des bombes sur les voies
Ça fait des morts originales
Ça fait des morts sans confession
Des confessions sans rémission ça va
Rien ne se vend mais tout s`achète
L`honneur et même la sainteté ça va
Les États se muent en cachette
En anonymes sociétés ça va
Les grands s`arrachent les dollars
Venus du pays des enfants
L`Europe répète l`Avare
Dans un décor de mil neuf cent
Ça fait des morts d`inanition
Et l`inanition des nations ça va
Les hommes ils en ont tant vu
Que leurs yeux sont devenus gris ça va
Et l`on ne chante même plus
Dans toutes les rues de Paris ça va
On traite les braves de fous
Et les poètes de nigauds
Mais dans les journaux de partout
Tous les salauds ont leur photo
Ça fait mal aux honnêtes gens
Et rire les malhonnêtes gens.
Ça va ça va ça va ça va
( Le diable ( Ca va...))
LES BOURGEOIS C'EST COMME LES COCHONS !
PLUS CA DEVIENT VIEUX, PLUS CA DEVIENT BETE !
LES BOURGEOIS C'EST COMME LES COCHONS !
PLUS CA DEVIENT VIEUX, PLUS CA DEVIEnt . . .